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Enquête mal être étudiant : études et vie étudiante

L'accueilC'est un moment de stress important pour tous mais qui tient une place différente selon les filières. Le temps d'adaptation semble plus long en sciences sociales ; en sciences et en langues les étudiants s'adaptent très vite.
Les étudiants se disent satisfaits quand des efforts particuliers sont faits pour organiser l'accueil.
L'orientation
Le choix des filières ne correspond pas toujours au premier choix. Chez les scientifiques et en langues, l'Université est choisie tardivement après différents refus.
Les matières
  • En sciences sociales, les étudiants sont souvent intéressés par les matières qu'on leur enseigne notamment la psychologie.

  • En LEA beaucoup d'étudiants apprécient l'ouverture des sciences sociales à côté des langues mais ne prennent conscience souvent qu'en licence de leur lacune en matière d'oral.
     
De manière plus surprenante on ne retrouve pas cet intérêt en sciences où beaucoup d'étudiants sont surpris par le degré de difficulté et expriment un désintérêt pour les matières scientifiques. Les méthodes de travail De manière générale, les étudiants sont assidus.
Les étudiants de sciences sociales et de langues sont très critiques vis à vis d'eux-mêmes. Ils ont souvent l'impression d'avoir travaillé pour l'obtention de leur bac. Ils se trouvent désorganisés, ont du mal à gérer leur temps et sont anxieux face aux examens. Cependant, les étudiants en langues le sont moins grâce aux contrôles continus.
Les étudiants scientifiques sont plus sûrs d'eux, travaillent plus et les examens sont des moments davantage banalisés. Mais ces étudiants sont très déstabilisés par des résultats médiocres qui ne correspondent pas toujours à la quantité de travail fourni.
De manière générale on peut dire que ces types de problèmes ne sont pas liés à la première année et aux difficultés d'adaptation car les mêmes phénomènes sont retrouvés en licence.
N'y a-t'il donc pas d'acquisition de méthodologie au sein des universités ?
On remarque la faiblesse du travail en groupe ; pourtant, les rares qui travaillent en groupe réussissent mieux que les autres. De même, on peut observer la rareté du travail à l'oral notamment dans les filières de langues, ce qui est tout à fait surprenant.
Face à ces lacunes, une aide méthodologique est toujours souhaitée par les étudiants. Néanmoins, lorsque des tutorats existent (c'est presque toujours le cas) ils sont sous-utilisés (6% en bénéficient en première année de sciences ou sciences sociales et le critiquent tant sur l'organisation que le contenu) alors que 65% des étudiants disent souhaiter un soutien.
En LEA le message passe mieux, parfois il est même obligatoire pour toute note en dessous de 10.
Lorsque le tutorat n'est pas systématisé, on peut estimer que la sous-utilisation du système est liée à la difficulté d'afficher publiquement ses lacunes et de nommer ses difficultés. Finalement, ce sont les étudiants moyens ou bons qui profitent des tutorats pour devenir encore meilleurs. Les enseignants et enseignementsLes enseignants sont reconnus par tous comme très compétents.
En psychologie et LEA, les enseignants sont peu critiqués alors que les étudiants scientifiques sont bien plus virulents et critiques sur l'aspect chercheur de leur enseignant plutôt que pédagogue. En droit, des étudiants se plaignent d'une forme de mépris.
On remarque que les enseignants ne sont pas critiqués sur leurs connaissances théoriques mais sur leur manque de pédagogie.
Face aux examens, les étudiants sont en grande majorité perdus, ils ne savent pas quoi apprendre. Pourtant, les enseignants semblent de plus en plus disponibles, tiennent des permanences, donnent parfois leurs adresses, leur numéro de téléphone. Or, quelles que soient les filières, les étudiants ne viennent pas rencontrer leurs enseignants.
Il y a un fossé entre les étudiants et les enseignants qui ne varie pas.

La réussiteLe travail salarié influe sur la réussite des études. Il varie de manière importante selon les filières : 7% des étudiants travaillent plus de 10 heures par semaine en sciences et on trouve des chiffres bien supérieurs en LEA, où les étudiants proviennent de catégories socio-professionnelles moins favorisées. La quasi-totalité des étudiants interviewés exerce une activité salariée.La vie étudianteLa vie familiale est généralement harmonieuse, avec soit la satisfaction d'être encore en famille, soit des retours fréquents lorsqu'il n'y a plus de cohabitation. La vie associative est faible, surtout en première année avec la difficulté de se projeter sur du moyen terme. Elle est très variable selon les filières sans pouvoir fournir d'hypothèse réelle. Elle est très bonne en sciences avec une grande solidarité essentiellement autour du travail universitaire. Elle est très mauvaise en LEA (origines mélangées, nombreuses langues).
La vie amoureuse est souvent tardive surtout en sciences, plus intense en sciences sociales et LEA mais toujours difficile à concilier avec les études. En sciences, elle est à mettre en lien avec la solitude liée à une grande quantité de travail.

De manière générale, on peut dire que ces années d'études représentent pour la grande majorité des étudiants des années laborieuses avec une forte tension et de nombreuses exigences plutôt que des années festives de liberté.



06#Etre en forme et bien dans sa tête



Au Centre de Santé, les étudiants peuvent bénéficier gratuitement de consultations avec des médecins, des psychologues et des diététiciens. Des ateliers de groupes sont également régulièrement organisés.
 
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mise à jour le 10 août 2010